Article du Populaire du Centre sur les municipales 2014 à Limoges

Municipales 2014 : “l’UMP va redevenir la 2e force politique en Haute-Vienne”, affirme Guillaume Guérin

 

Guillaume Guerin, UMP. Photo Pascal Lachenaud / Le Populaire du Centre - tous droits reservesGuillaume Guerin, UMP. Photo Pascal Lachenaud / Le Populaire du Centre – tous droits reserves
En cette rentrée politique, nous poursuivons notre série d’entretiens avec Guillaume Guérin, UMP. Entre un Front national qui pourrait jouer les trouble-fête et un Centre qui parfois embarrasse, l’UMP-87 tente d’oublier ses faiblesses…

A la veille des municipales, l’UMP haut-viennoise affirme avoir mis fin à ses querelles intestines. Une trentaine de listes devrait émerger dans le département.

Les propos de François Fillon sur le FN ont jeté le doute au sein de votre parti. Et vous ? Il faut rappeler une évidence : le FN participe au jeu républicain. S’il fait des voix, c’est qu’il y a des raisons. Et je pense que si le FN est présent à Limoges, il y aura un second tour. Mais il n’y aura aucune fusion de liste UMP/FN. C’est une position nationale.

La réforme du mode de scrutin peut-elle jouer à votre avantage ? Elle va permettre à l’UMP de redevenir la 2e force politique du département. Qui va perdre des élus ? Le PS et le Front de gauche : là où il y aura deux listes, il y aura des morts. Nous, nous sommes certains de passer entre un quart et un tiers d’élus partout.

Combien de listes UMP en Haute-Vienne ? Pour l’instant, une vingtaine, nous en espérons une trentaine.

Certaines comprendront des centristes ? Forcément, sinon parfois ce serait impossible…

Vos relations sont pourtant difficiles. Nous avons un problème majeur avec les centristes. « Objectif Limoges » ? Quel est le but de cette association, si ce n’est servir les intérêts de quelques individualités ? Quant à l’UDI, les électeurs doivent se souvenir qu’au sein de ce parti, certains avaient appelé à voter pour F. Hollande. Pas nous.

Vous êtes candidat à Limoges, vous n’êtes pas tête de liste. Non, je ne serai pas tête de liste. Roger-Emile Lombertie n’a jamais dit qu’il le serait, certes il n’a jamais démenti non plus. Il y aura une conférence de presse en temps voulu. Le renouveau de l’UMP passe par l’engagement de personnalités civiles. Le défi est de taille, dans une ville dominée par le PS depuis 100 ans.

Malgré une fédération haut-viennoise que l’on a dit exsangue ? C’est vrai, on a été raillé, à juste titre. Nous avons connu des crises internes violentes, nous étions devenus quasi-inaudibles. Aujourd’hui, on a 1.500 adhérents et un peu plus de 1.000 à Haute-Vienne Alternance. Nous sommes en ordre de marche.

Limoges reste un enjeu ? Le maire sortant n’a pas un bilan si mauvais. Mais il a laissé mourir son centre-ville, il y a un phénomène d’immigration majeure et un sentiment d’insécurité grandissant.

Que proposez-vous ? Renforcer les effectifs de la police municipale, mettre des caméras de vidéo-surveillance partout, et équiper chaque policier d’un taser.

Et le reste du département ? Il faut être honnête, il y a des communes de gauche plutôt bien gérées. Saint-Junien est un exemple, il y en a d’autres. Mais ailleurs, des maires utilisent leur mandat comme un tremplin politique et laissent crever leur commune. C’est cela que je reproche au PS : créer du réseau.

Vous aviez au moins trouvé un sujet de consensus avec les socialistes : la LGV Le projet est enterré, à qui la faute ? C’est vrai, pas seulement aux élus locaux. Mais tout de même : soit on pèse, soit on ne pèse pas. S’il étaient si puissants que ça, ils auraient su imposer l’idée dans leur propre camp. Quand Jacques Chirac a été élu, il a amené l’A.20. Nicolas Sarkozy a apporté les pôles de compétitivité. Tous les grands projets du Limousin ont été portés par la droite.

Florence Clavaud-Parant


UMP Haute-Vienne